Franck Laharrage est photographe professionnel par tradition familiale, à la suite de son père, Pierre Laharrague, de son grand père, et de son arrière-grand-père, Etienne, qui a fondé en 1906, le premier studio de photo au Pays Basque, et dont la signature sur un cliché était signe de talent.À cet héritage, Franck a su ajouter une dimension supplémentaire en s’interrogeant sur la représentation du Monde à travers la photographie. Ce questionnement qui lui tient réellement à cÅ“ur l’a conduit à des recherches techniques poussées, aboutissant des Å“uvres composées d’images rondes appliquées sur un support plan (qu’il nomme « planisphères ») ou sphérique ( qu’il nomme « photosphères ») Il s’est donc attaché à mettre en pratique ce qu’il résume ainsi : « Mes photos rondes sont des planisphères » … « Vos yeux regardent en rond ! La réalité est ronde ! Vive le rond ! « . L’une de ses Å“uvres intitulée « Hypothèse Gaïa » a beaucoup intrigué les visiteurs de sa dernière grande exposition « Sphère-planisphères », il s’agit d’une sphère d’un mètre de diamétre dont toute la surface est recouverte d’une seule et unique photographie. Ainsi au-delà d’un simple jeu visuel, les photographies rondes de Franck Laharrague ouvrent à des regards et à des imaginaires infinis, invitent à relancer notre désir de paysages pourtant mille fois parcourus, de lieux pourtant si quotidiens. Des photographies rondes qui sont tout à la fois mémoire d’un lieu et métamorphose poétique. Avec ses « Photosphères »,  « Eolesphères » , et autres « Gaïasphères » : Ce photographe plasticien intègre sa maitrise de la photographie dans un travail conceptuel où la sphère est son matériau premier en tant que symbole de gaïa, cette évocation de la terre aux accents mythologiques que l’on trouve chez le poète grec Hésiode, mais aussi de noosphère, cette sphère pensante présente aux côtés de la biosphère.